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Ascension . . . Pentecôte . . . l'attente de Dieu

" . . vide, néant, silence, attente qui est prière vigilante. . ."
Edito du Sel et Lumière du 8 mai 2016
Ascension… Pentecôte… l’attente de Dieu !


La période qui sépare l’Ascension de la Pentecôte est singulière.
Après avoir enseigné ses disciples, le Christ ressuscité disparaît de leur regard.
Certes, le Seigneur leur avait promis de ne pas les laisser orphelins. Il leur avait annoncé la venue du défenseur, de l’avocat, du Paraclet, de l’Esprit Saint. Mais il n’en reste pas moins que les disciples sont convoqués à expérimenter de nouveau le vide et l’absence. La première fois, il nous en souvient, c’était le vide du tombeau, la vacuité du samedi saint, intervalle de néant et de silence, empire de la déréliction. Maintenant, pour les disciples, il s’agit d’attendre la venue du Saint Esprit : non point d’une attente passive, mais d’une attente qui est prière vigilante.
La philosophe Simone Weil, suite à son expérience de rencontre avec le Seigneur, a publié un recueil de textes magnifiquement intitulé Attente de Dieu. L’attente du serviteur qui attend le retour de son maître ne saurait se départir de la prière (« orientation vers Dieu de toute l’attention dont l’âme est capable ») ni de l’amour du prochain (« regard attentif où l’âme se vide de tout contenu propre pour recevoir en elle-même l’être qu’elle regarde tel qu’il est, dans toute sa vérité »).
Il nous faut attendre l’Esprit Saint. C’est lui qui nous permettra de hâter le retour du Seigneur, en travaillant à l’édification de son Royaume.
« Viens, Saint Esprit ! Eclaire le chemin des hommes. Dans l’épreuve sois notre force, dans la tristesse la consolation. Abreuve notre sécheresse, fléchis notre dureté, enflamme notre tiédeur. Donne-nous la joie qui demeure » (hymne au Saint Esprit : Veni Sancte Spiritus).
Père Bertrand Auville