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Fête du Saint Sacrement

Sel et Lumière du 7 juin 2015

 

Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

 

« Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »

Par ces quelques paroles, Jésus nous rejoint dans notre vie. C’est vrai : nous ne possédons pas la vie. Nous en disposons pour un temps, mais sans jamais pouvoir la saisir et encore moins la maîtriser.

Chaque jour elle nous file entre les doigts. Nous avons beau nous distraire, nous éclater, pratiquer la politique de l’autruche de mille façons, elle nous échappe…

Or la Bonne Nouvelle des Evangiles, c’est qu’en Jésus Ressuscité, nous sommes « branchés » sur une Source de vie inépuisable. Pas la vie naturelle, ordinaire… que nous pourrions prolonger indéfiniment dans ce monde ; c’est à une toute autre vie que nous avons accès : la Vie même du Père, la Vie divine éternelle.

En Jésus Ressuscité nous sommes déjà « participants de la vie divine » (2 P 1, 4).

Par le Christ qui est parfaitement uni au Père et qui vit de sa propre vie, il se donne à nous sous les espèces du pain et du vin, afin qu’en assimilant sa chair et son sang, nous vivions de sa vie divine.

Quand, chaque dimanche, une communauté chrétienne se rassemble autour de l’autel du Seigneur pour célébrer l’Eucharistie, elle participe au mystère de l’Eglise, et fait sienne ce mystère. Dès le début du christianisme, l’Eucharistie avait une place centrale dans le rassemblement dominical. Au coeur de l’Eglise, l’Eucharistie est la source de sa sainteté ; et il devrait en être de même pour chacun de ses membres : comme les saints, nous sommes invités à trouver dans l’Eucharistie la nourriture pour le chemin de perfection sur lequel nous cheminons personnellement et communautairement.

Pour accueillir avec gratitude le don de Dieu, nous devons reconnaître que Dieu nous donne un mystère et un don, aux portes de notre vie et que nous devons toujours nous en approcher avec un infini respect.

Ne prétendons-nous pas avoir tout le nécessaire pour vivre ? Car sinon, la communion au Corps du Christ ne représente plus rien pour nous. Souvenons-nous et laissons monter en nous le désir de participer à la vie éternelle pour laquelle nous sommes sauvés.

La communion est aussi un appel à aller de l’avant et au devant des autres.

Nous sommes transformés chaque fois que nous communions au Corps de Christ. Cette transformation doit nous inviter à aller au devant des autres.

Abbé Vincent Hauttecoeur, curé