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" Quo vadis ! " (éditorial du Sel et Lumière du 13 septembre 2015)

 

Quo vadis !

En empruntant cette expression éponyme du célèbre roman du Polonais Henryk Adam Aleksander, adapté au moins quatre fois au cinéma par différents réalisateurs, je ne veux nullement faire de ces lignes un synopsis. Mon intention est plutôt de vous plonger, l’instant d’un clignement, dans l’ambiance des adieux qui a marqué mon départ à la Paroisse du Sacré-Coeur de Turgeau à Port-au-Prince où j’ai été vicaire depuis mon ordination.

Venu d’Haïti, je vous arrive de l’Archidiocèse de Port-au-Prince. Durant toute mon enfance, j’ai vu venir dans mon pays, pleins de zèle, des missionnaires français, particulièrement bretons. Ce qui a, entre autres, permis à l’idée de catholicité de l’Eglise d’y trouver une de ses expressions bien concrètes. Ces missionnaires ont aussi de tout coeur oeuvré à l’évangélisation en Haïti, jadis pays de mission.

Et me voici aujourd’hui chez vous !

Au moment de quitter Haïti, pas un de ces paroissiens du Sacré-Coeur n’a manqué de me demander perplexe : « où vas-tu ? ».

Je suis désormais persuadé de leur sérénité, sachant qu’ici les Vanvéens sont hospitaliers. La chaleur de l’accueil fait parfois oublier que l’hiver c’est bientôt, même bien vite, le climat le rappelle.

Cet accueil et cette immersion facile dans vos communautés à Saint-François et à Saint-Rémy devront favoriser une contribution fructueuse au travail du clergé de Vanves de la part d’un prêtre étranger.

Je suis à Vanves, disposé à vous servir comme prêtre, en dépit du peu de temps que m’auront laissé mes études qui constituent l’objectif de ma présence en France.

Je suis heureux d’être en votre sein comme un fils, au milieu de vous comme un frère, disponible pour vous comme un père et disposé à vous guider comme un berger.

P. Marc Henry Siméon