Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

menu
Navigation

Sel et Lumière des 15 et 22 février 2015 Sixième dimanche du temps ordinaire et premier dimanche de carême

Un temps de conversion ! ! !

 

Le temps du carême approche et nous sommes à la veille de ce grand temps liturgique.

40 jours pour nous préparer à la Fête de Pâques que suivront 50 jours de fêtes du temps pascal. Si nous le voulons bien, cela peut-être un temps de paix et d’approfondissement de notre attachement au Christ, un temps où la miséricorde de Dieu sera à l’oeuvre.

En faisant commencer le Temps du Carême par "le mercredi des cendres", la Liturgie de l'Église nous rappelle que nous ne sommes « rien » si nous n'acceptons pas la présence de Dieu dans nos vies, si nous refusons Sa grâce et si nous préférons les choses périssables du monde aux valeurs impérissables que le Christ nous propose.

La cendre, obtenue en brûlant les rameaux bénis au Dimanche des Rameaux de l'année précédente, est l'image du péché et de la fragilité de l'homme, de ce qui reste du corps après que s'y soit éteint le souffle de la vie : « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » (Gn 3,19) ou « convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».

Si l'Église a établi le jeûne et l'abstinence du Carême, c'est pour honorer et imiter Jésus-Christ dans le désert qui a réussi à vaincre toutes les tentations du démon.

A son exemple parfait, nous devons rentrer en nous-mêmes pour mieux comprendre le caractère transitoire des choses terrestres, mais aussi, rejeter toutes les tentations qui tentent à régner sur notre vie.

Pendant ces 40 jours, prenons donc des moyens importants (n’ayons pas peur d’être exigeant avec nous-mêmes, dans la mesure du possible) en vue de détruire le péché qui infecte bien souvent notre pauvre vie. Il ne s'agit pas de faire des choses "extraordinaires" (attention à l'orgueil !) mais simplement de prendre au sérieux notre vie en ayant toujours plus conscience que nos actions sur terre ont une portée pour nous dans la Vie éternelle.

Sans ce combat spirituel contre le mal, il nous sera difficile de ressusciter avec Lui au matin de Pâques. Le Carême n'est donc pas un temps de deuil, mais celui de la joie et de la lumière.

En effet, c'est la particularité du repentir chrétien : la reconnaissance de ses propres péchés n'est pas une occasion de sombrer dans le désespoir, mais c'est au contraire la possibilité de ressentir la grâce et la Miséricorde infinie du Seigneur.

Prenons ce temps qui nous est offert comme un temps de grâce et de paix, un temps pour mieux redécouvrir que le Christ est celui qui dirige notre vie et que nous voulons en toute chose « ressusciter » avec Lui, c'est-à-dire être des hommes debout et vivant pleinement de l’amour de Dieu.

Abbé Vincent Hauttecoeur, curé