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Année de la vie consacrée: Emilie de Vialar

Notes de Nicolle Carré prise le 5 décembre 2014, lors de la conférence de Sœur Thérèse Androuet, provinciale des sœurs de saint Joseph de l’Apparition

Les saints sont comme nous, avec des limites, des épreuves et comme nous ils ont à chercher leur chemin mais ils font attention à comment Dieu leur parle ; c’est leur différence avec nous.

Emilie de Vialar est née en 1797.

A 13 ans elle a perdu une mère aimée.

Entre 18 et 30 ans, elle n’a cessé de chercher sa voie, passant par des périodes où le goût de Dieu n’est plus là et elle a même des doutes. « Un jour je prenais une résolution et l’oubliais aussitôt », écrit-elle. Elle va ainsi de conversion en conversion. En 1816, « je me sentis remplie de zèle pour surmonter le respect humain et accomplir ce que je croyais la volonté de Dieu.... le Seigneur me portait à l’intériorité ». Elle entendait en elle : « Garde ma Présence ».

Vers 22-23 ans elle a l’expérience fondamentale de Jésus crucifié et elle découvre que sa croix est une preuve de son amour. Jésus devient alors pour elle un être de chair.

Un peu plus tard, voyant un tableau de l’ange apparaissant à Joseph et lui disant « Prends Marie pour épouse », elle entre encore davantage dans le mystère de l’Incarnation et appelle la congrégation qu’elle fonde « les sœurs de saint Joseph de l’Apparition ». Comme Joseph, elle ne va pas décider elle-même de ce qu’elle va faire mais obéir à Dieu et aller là où il l’appelle à travers les gens et les évènements. « Il est dans mes principes de ne rien chercher de moi-même. Je n’ai jamais demandé aucun poste et toutes les fondations sont une conséquence de circonstances providentielles »1.

Comme à Joseph qui n’a d’autre volonté que de prendre soin de Jésus, les épreuves ne vont pas lui manquer, y compris dans l’Eglise. Les épreuves l’abattent mais elle dit « la Croix est bien douce quand on est aimé de Dieu ». Cela ne l’empêche pas de se battre chaque fois qu’elle le doit mais elle ne rend jamais le mal pour le mal.

La spiritualité d’Emilie de Vialar et de sa congrégation n’est pas la pastorale ou chercher à convertir mais faire le bien du prochain. Cette spiritualité est enracinée dans le mystère de l’Incarnation de Dieu fait homme par amour des hommes. Cela la rend particulièrement attentive à ceux qui qui ne sont pas reconnus ou méprisés et oubliés.

 

1 Pendant 24 ans, avant sa mort, Emilie a fondé 42 communautés dont un bon nombre en Tunisie, Algérie, Moyen-Orient, Australie.