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Les trois piliers de la vie chrétienne: annoncer, célébrer et servir

La vie chrétienne repose sur trois piliers : annoncer la Bonne Nouvelle, célébrer le Seigneur et servir son frère.
Pendant trois semaines, je voudrais que nous comprenions mieux ces bases de notre foi et que nous prenions davantage conscience de la grande diversité des déclinaisons qui en sont offertes à la paroisse de Vanves.
Catéchèse délivrée per le Père Auville, curé de Vanves, en octobre 2015
ANNONCER

Nous connaissons tous ce qui est proposé aux enfants : l'éveil à la foi, le catéchisme, l'aumônerie des collèges et du lycée et le scoutisme. Cela est essentiel pour qu'ils apprennent à découvrir le Christ et à le suivre. Chaque chrétien devrait avoir à coeur de proposer cette expérience aux enfants qu'il connait. Le Seigneur croit en chacun d'eux.

Le Christ est une personne vivante. Nous n'avons pas trop de notre vie terrestre pour tâcher de le connaître et de l'aimer encore et encore. Des groupes, nés au fil du temps, réunissent, dans leur diversité, des chercheurs de sens, des chercheurs de Dieu. Cependant, notre Dieu étant bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, le sujet ne sera jamais épuisé. Continuons à réfléchir à des moyens nouveaux de nous laisser évangéliser pour évangéliser.

Il existe également des mouvements chrétiens, inspirés par l'action catholique, qui permettent de faire le lien entre la foi et la vie concrète : Equipes Notre-Dame (END), Mouvements des Cadres Chrétiens (MCC), Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC), Mouvement Chrétien des Retraités (MCR) ... Il est néanmoins utile de rester vigilant à des demandes spécifiques tel des équipes de jeunes foyers...

Avec l'équipe d'animation pastorale, je nourris le projet de réunir, dans les semaines à venir les responsables de ces différents groupes. Nous verrons quels sont les moyens de mieux travailler ensemble, en Eglise. D'ici là, n'hésitez pas à me faire part de vos bonnes idées.

CELEBRER

Célébrer le Seigneur nous donne d'entrer en conversation avec lui. Cette conversation ne doit en aucun cas être un monologue mais toujours un dialogue. Dieu s'adresse à moi par la parole et les sacrements de l'Eglise. Je lui réponds par ma prière, mon amour, parfois inconstant et par toute ma vie, à travers les méandres de son cours.

Le défi à relever : se comprendre. En effet, si Dieu comprend vite ce que l'homme, son fils, a au fond du coeur, l'homme, quant à lui, a un besoin constant d'interpréter ce que Dieu veut lui révéler.

Les sacrements permettent à Dieu de nous donner sa grâce et de nous dire qu'il est avec nous et qu'il nous fait confiance. Leur préparation et leur célébration sont donc

d'une importance particulière. J'en suis l'heureux témoin depuis mon arrivée à Vanves.

Quelques points de vigilance devraient cependant nous tenir en éveil :

 La participation active des enfants et des jeunes qui ont, à la messe, et c'est bien légitime, leur sensibilité et leur mode d'expression propre, y compris lorsqu'ils s'adressent à Dieu. L'une des quatre messes dominicales pourrait-elle correspondre d'avantage à ce "public" ?

 La liturgie est par définition, une action. Cette action est conjointe : Dieu agit ; les hommes, assemblés , agissent. Il faut tout à la fois être fidèle au rituel liturgique, par lequel Dieu agit et prendre en compte la vie des hommes qui composent l'assemblée liturgique.

 Toute célébration se termine par : "Allez dans la paix du Christ". Si j'osais je vous dirais : "Allez-vous en dans la paix du Christ". Ce que nous célébrons , il faut en vivre et en faire vivre avec le Christ, muni de sa paix. La célébration du Seigneur est une activité missionnaire.

SERVIR

Les chrétiens n’ont pas le monopole du coeur. Il est heureux qu’il y ait de nombreux hommes de bonne volonté qui, quelque soit leur appartenance religieuse, donnent d’eux-mêmes au service de leurs frères.

En revanche, pour un chrétien, la charité n’est pas une matière à option. Celui qui aime Dieu doit aimer son frère. Celui qui veut servir Dieu doit aussi servir son frère. En effet, le chrétien est celui qui cherche à imiter le Christ. Le Christ est un modèle de charité. Il a donné sa vie pour les hommes.

La charité doit toujours être attentive, inventive et même excessive. Il s’agit d’être attentif aux besoins et aux souffrances des hommes pour tenter d’y répondre avec pertinence. La charité doit encore être inventive. Il faut sans cesse trouver des moyens nouveaux de rejoindre ceux-là même que le Christ nous donne pour que nous les aimions. Enfin, le service du frère peut s’offrir le luxe d’être excessif : il n’y a pas de limite à l’amour du Christ pour les hommes. Que notre amour en soit le reflet, fût-il un peu pâlot…

Pour nous entraider à aimer et à servir toujours davantage, je me laisse aller à vous partager mes rêves :

 Faire le lien entre la foi et la charité : parce que je crois : je sers ; parce que je sers : je crois autrement.

 Que les membres des différents mouvements caritatifs aient à coeur de se connaître et qu’ils aient conscience d’être le bras charitable de l’Eglise.

 N’oublier aucune souffrance. La pauvreté n’est pas que pécuniaire, mais aussi relationnelle et encore spirituelle. L’Ecriture nous rappelle que l’homme ne se nourrit pas seulement de pain. La théologie nous apprend que tout homme est capable de Dieu. Comment parvenir non à imposer, bien entendu, mais à proposer le pain et la foi ?

Père Bertrand Auville, curé de Vanves