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Ouvrons les yeux

Edito du Sel et Lumière du 23 avril 2017 Dimanche de la divine Miséricorde

 

 

Les églises de Vanves offrent, aux fidèles qui les fréquentent et aux visiteurs qui ont la curiosité d'y entrer, des signes très clairs de ce qui est au cœur de la foi chrétienne : le Christ ressuscité.
 
 

A Saint François d’Assise, Jésus nous est présenté dans sa montée vers le Père, encore présent ici-bas mais déjà affranchi des contraintes physiques de cette terre.             

Il s'élève, les bras levés en direction des cieux et étendus pour une suprême bénédiction sur le monde. La croix demeure à ses pieds, réduite au rang de témoin de ses souffrances, de sa passion et de sa mort : "Il n'est plus ici, il est ressuscité. (…) Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant".

 

A Saint-Rémy, le vitrail central du chœur annonce clairement la couleur : Christ est ressuscité, il est vainqueur du mal, du monde et de la mort. Il est transfiguré dans la gloire. Il porte le vêtement blanc que porteront les baptisés, il rayonne de lumière, refoulant dans les ténèbres les puissances chargées de surveiller son tombeau et de veiller à ce qu'il y reste bien enfermé. Il brandit l'oriflamme de la victoire. Orienté à l'est, le vitrail du Ressuscité s'illumine des rayons du soleil levant, unissant en une même symphonie le soleil qui éclaire, réchauffe et féconde la terre et Celui dont il est le signe : Jésus ressuscité, gloire du Père, flamboiement de l'Esprit, lumière du monde. Les traits de son visage ne sont pas très distincts, estompés par la clarté intérieure. Il nous faudra, comme les saintes femmes, comme les apôtres, le chercher, le trouver, l'identifier. Il faut bien tout de même que nous ayons quelque chose à faire après qu'il ait tout fait pour nous.
 
Au flanc du chœur, mais hors du sanctuaire, le tulipier de Virginie a reverdi et se hisse aussi haut qu'il peut. En son sommet, un petit oiseau s'enivre de son chant. Les noires corneilles se contentent des branches basses ou fuient au loin. La création répond en son langage.


Père Antoine Bouleau