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Je suis chrétien, voilà ma gloire!

Edito du Sel et Lumière des 4ème et 5ème dimanches de Pâques

A travers nos communautés paroissiales, l’Eglise enfante un nombre incalculable d’hommes et de femmes dans la foi. Si ces visages étaient anonymes, inconnus ou méconnus, nous ne serions plus en droit d’appeler l’Eglise une communion des personnes, mais une simple foule. Fort heureusement, nous ne sommes pas des anonymes. Depuis le premier siècle, on appelle du nom de « chrétiens » ceux qui adhèrent au Christ et reçoivent le baptême.


Le mot vient du grec Χριστιανός (khristianos), dérivé du nom Χριστός (Khristos) que la Septante a utilisé pour traduire l’hébreu מָשִׁי חmessiahַ (oint). Selon l’historien Elias J. Bickerman, les termes formés sur ce suffixe latin -ianus (ιανός en grec) « expriment l'idée que les hommes ou les choses auxquels il est fait référence appartiennent à la personne au nom de laquelle le suffixe est ajouté».


Si vous me permettez alors, chers paroissiens, de vous interroger pour une fois – loin de moi l’idée de vous convoquer au prétoire – je vous demanderai si vous êtes sûrs de communiquer par votre vie, aux nouveaux baptisés, l’idée d’appartenir au Christ. Etre chrétien c’est recevoir son nom de celui dont « le nom est au-dessus de tout nom » (Phil 2,9). « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver », nous enseigne le premier des Apôtres (Ac 4,12). Faisant partie du troupeau dont il est l’unique Pasteur, nous appartenons au Christ par incorporation au Corps mystique dont il est la tête.


La liturgie, celle du dimanche en particulier, est pour ceux qui portent le nom de chrétiens, l’occasion par excellence de comprendre le sens et l’actualité de la formule lapidaire de Saint Augustin : « [le Christ] prie pour nous, prie en nous, et est prié par nous. Il prie pour nous comme notre prêtre, il prie en nous comme notre chef, il est prié par nous comme notre Dieu. Reconnaissons donc nos paroles en lui et ses paroles en nous. ».


P. Marc Henry Siméon